Le sirop qui tue
Jeudi 31 janvier 2008
Une information publiée par la presse canadienne, nécessite la réflexion. Il s’agit de deux histoires. La première : Un homme habitant Québec est mort parce qu’il avait pris trop de médicaments sans ordonnance contre la toux et le rhume. La seconde : L’hiver dernier, un enseignant participant à un programme d’éducation professionnelle à Québec note qu’Yvan H., 49 ans, ne s’est pas présenté à son cours depuis une semaine. Il avise les services d’urgence. Les policiers entrent chez M. H. et le découvrent mort, couché dans son lit, emmitouflé dans ses couvertures. Le corps est envoyé pour autopsie au Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale de Montréal. La mort semble naturelle, mais la pathologiste ne décèle aucune maladie. En revanche, les analyses toxicologiques révèlent des taux élevés d’ingrédients couramment utilisés dans les sirops ou médicaments contre la toux et le rhume.
D’où les mises en garde contre les sirops antitussifs se multiplient ici comme ailleurs, surtout pour les enfants, mais aussi pour les adultes. La presse canadienne aggrave le cas du sirop et ajoute : Par ailleurs, aux États-Unis, les centres fédéraux pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) viennent de révéler que plus de 7000 enfants de moins de 11 ans doivent être emmenés chaque année au service des urgences d’un hôpital en raison de réactions néfastes aux sirops antitussifs.
La semaine dernière, l’Agence américaine de contrôle des aliments et des médicaments (FDA) avait adressé une mise en garde contre l’usage des sirops expectorants chez les enfants de moins de 2 ans, en raison du risque d’effets secondaires potentiellement mortels. Attention, le sirop tue.
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